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C'est parti
pour une année de rencontres sportives et
interdisciplinaires au sein de chaque collège du Bas-Rhin.
Avant un final gigantesque en juin à Bischwiller. Rencontre
avec l'initiateur de ces premières olympiades, Denis Martin.
« Je suis un fou ! », jubile Denis Martin derrière son
bureau. Le directeur
de l'UNSS du Bas-Rhin se réjouit de voir se concrétiser un
projet ambitieux qu'il couve depuis deux ans : réunir les 99
collèges du Bas-Rhin (secteur public et privé sous contrat),
pour des olympiades géantes et interdisciplinaires.
L'ampleur de la tâche est énorme : quelque 26 000 élèves
sont concernés.
Plus de 80 % des collèges
sont déjà partants
pour cette première
Mais ça marche ! Plus de 80 % des collèges sont déjà
partants pour cette première, et des profs de sport (mais
aussi de français, d'arts plastiques, d'histoire-géo), se
mobilisent pour interpréter le thème « C'est du plaisir à
partager ». « Ça génère un feu d'artifice exceptionnel dans
certains établissements », s'emballe l'organisateur en chef.
Dès le premier trimestre et jusqu'en avril, chaque collège
va sélectionner en son sein une classe de cinquième et une
classe de quatrième, lors d'épreuves incluant du sport, de
la culture et du secourisme. Cette sélection reste assez
libre pour être adaptée à chaque projet d'établissement.
Après les vacances de Pâques, les classes choisies pour
représenter leur établissement prépareront activement la
rencontre du mois de juin où se mesureront 5 000 collégiens
du département. Le grand final mêlera aventure, sport,
débrouille, et une présentation du thème sur scène par
chaque classe.
Impliquer tous les élèves,
y compris les non-sportifs
ou les handicapés
« Il faut sortir du canevas habituel des rencontres de
licenciés (*) uniquement sportives », explique Denis Martin.
Le but est au contraire d'impliquer tous les élèves, y
compris les non-sportifs (et notamment, souvent, les filles)
ou les handicapés. « Tout se fera en mixité et dans
l'acceptation des différences. »
Pour y parvenir, il n'y aura aucune évaluation
individuelle : seul le groupe sera pris en compte. « Ce sera
aussi une façon de répondre à la démotivation et à
l'absentéisme », espère le directeur de l'UNSS.
La préparation donnera enfin l'occasion de « se bouger »,
ce qui n'est pas superflu dans l'un des départements
français qui comptent le plus de jeunes en surpoids. Le
conseil général a été emballé par l'idée, qui sera
subventionnée. Au total, le budget se chiffre à
300 000 €. La manifestation sera reconduite, de deux
ans en deux ans.
Pourquoi Bischwiller ?
« Bischwiller rassemble en un lieu restreint
tout ce dont on peut avoir besoin pour une
grande manifestation sportive », estime Denis
Martin, à la tête de l'UNSS du Bas-Rhin. Il sait
de quoi il parle puisqu'il a notamment enseigné
cinq ans dans cette ville de 12 000 habitants,
où il a rencontré en matière de sport « une
compétence humaine absolument gigantesque »,
notamment au service municipal du même nom.
Outre des personnes très impliquées, la commune
offre sur 1 km² un stade, une piscine, une
maison des arts et de la culture avec une scène,
une salle d'escalade où se sont déjà déroulés
des championnats du monde, des terrains de
tennis, des circuits VTT, la Moder... tous lieux
qui seront utilisés pour le grand final.
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